La violence dans le couple s'exerce sous diverses formes :

Violences psychologiques : Elle vise à dénigrer l'autre dans sa valeur personnelle, dans son identité. Il s'agit de comportement méprisant, dénigrant les opinions, les valeurs, les actions de la femme. Elle peut prendre la forme d'une relation punitive : Refus de communiquer, ignorer la présence de l'autre, parler de l'autre comme s'il était absent …

Cette forme de violence souvent difficile à identifier atteint profondément la personne visée car elle attaque l'image de soi. " Tu n'es bonne à rien, regarde de quoi tu as l'air, t'es qu'une incapable, tu
sais bien que personne te croira salope, T'es qu'une malade, etc.…

Violences verbales : Il s'agit d'humilier l'autre par des messages de mépris, de le terroriser par intimidation cris, hurlements, menaces. Elle peut s'exprimer par des interdictions, du chantage, des ordres, insultes….

Ces deux formes psychologique et verbale permettent à l'agresseur, sans porter de coup, d'atteindre le but recherché : Créer une tension insupportable pour sa conjointe, maintenir un climat de peur et d'insécurité, atmosphère propice pour inciter l'autre à se conformer aux exigences de son partenaire par terreur de voir la situation s'aggraver davantage.Selon des chercheurs les violences psychologiques et verbales sont plus dévastatrices que le plan personnel que les violences physiques.

Violences physiques : Elle atteint dans son intégrité physique :cracher au visage, tirer les cheveux, bousculer, secouer, causer des blessures, morsures, ecchymoses, brûlures, fracture, enfermer une femme à la maison, contrôler ses déplacements, confisquer son salaire.

Violences économiques : Ne plus donner de l'argent du ménage, exiger des comptes au centime près, refuser toute dépense pour l'entretien personnel de la femme, l'empêcher de travailler…

Violences sexuelles : Sexualité forcée accompagnant les brutalités physiques et les menaces, rapports sexuels brutaux, contrainte à subir des situation non choisies.

Elle est
celle qui est la plus difficile à révéler alors qu'elle est extrêmement violente. Une femme qui cherche d et l'aide et expose les violences dont elle a subie, c'est de la violence sexuelle qu'il lui est le plus difficile à en parler.

Le fait qu'elle ne présente pas de blessures physiques ne signifie pas qu'elle n'ait été ni battue, ni violentée.
On a observé que toutes les femmes qui sont victimes d'agressions physiques subissent également les autres types d'agression.

Violences physiques, violences psychologiques, violences verbales, violences sexuelles : toutes les violences énoncées sont alors associées à une intention, une volonté de dire quelque chose, de lui montrer que, d'obtenir que. La violence n'est jamais gratuite. L'acte de violence physique est souvent différé.

Les coups ne sont employés que lorsque les autres moyens s'avèrent inefficaces, quand le cri, le regard en coin, les remontrances. s'avèrent inopérants pour obtenir la soumission escomptée. (Image de l'homme avec le panier et les différentes violences à utiliser).

Beaucoup de femmes violentées expriment que ce n'est pas tant la violence des coups qui est difficile à vivre (du moins quand ils sont peu fréquents et qu'elles ne sont pas blessées), mais la tension permanente et la peur constante du mécontentement du conjoint. Elles ne sont pas persuadées qu'il ait voulu intentionnellement leur faire du mal.